New York

On l’appelle « la ville qui ne dort jamais ». Je confirme... Il n’y pas moyen de dormir ici.
D’une frénésie incroyable, tout y est en mouvement perpétuel, peu importe l’heure et il y a tant à y faire.
Une circulation chaotique (les feux ont une importance toute relative, tant pour les véhicules que pour les piétons), les 38 tonnes côtoient sans soucis les bus de touristes ou les limousines.

On s’y perd facilement dans Big Apple... Son plan en damier fait perdre tout sens de l’orientation, tant toutes les rues et avenues se ressemblent. Et ce plan particulier favorise à la création de véritables couloirs à vent : si dans une rue, tout est calme, au coin d’après, on peut devoir lutter contre un vent à décorner les bœufs. Quant au métro, une fois le système assimilé, il devient facile de s’y orienter.
New York Mais je dois avouer que c’est agréable de s’y perdre : à chaque coin de rue, une surprise. Cette ville est un mélange improbable de gratte-ciels de plusieurs dizaines étages, de petites boutiques semblant sorties d’un bidonville, et où le luxe ostentatoire ne se gêne pas pour pavaner devant une misère criante.
Ville de contraste et de paradoxes, NYC est incroyable.

Point de vue vie quotidienne, les new-yorkais sont aux antipodes de nos peuplades. Champions toutes catégories du gaspi, les Yankees ignorent ce qu’est le double vitrage, le chauffage va à toute berzingue (y compris à l’extérieur !), le tri et le compactage des déchets doit venir d’une autre planète, systématiquement deux sacs en plastique au magasin, uniquement de grosses bagnoles (les citadines ne courent pas les rues) dont le seul passager est le conducteur, l’éclairage urbain fonctionnant en plein jour (et durant la nuit, on se croirait en plein jour tant ce même éclairage est surpuissant), et pour terminer, ce sont des frileux ! Alors que je me balade en chemise et veste, nos amis ricains sont emmitouflés dans des vestes de ski, gros bonnets sur la tête et des gants de hockeys aux paluches.
Par contre, les autochtones sont bien plus ouverts que dans nos contrées : en seulement deux jours de présence ici, déjà plus d’une dizaine de personnes se sont mises à me parler, comme ça, juste pour discuter. Avec mon accent de vache espagnole, ils ont vite pigé que je n’étais pas des leurs. Peu importe, ils sont sympas.
Et on s’y sent nettement plus en sécurité que dans nos villes, Gotham étant surveillé par les quelques 35.000 policiers du NYPD.

Le programme de ces trois jours de visite :

Même si, je dois bien l’avouer, lors de mes premières heures là-bas, je me demandais ce que je faisais dans cette ville immense, dans cet espace qui m’était complètement inconnu. Ce sentiment s’est cependant bien vite dissipé et je m’y suis ensuite rapidement senti comme un poisson dans l’eau.
Quoi qu’il en soit, je vais tenter d’y revenir.

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février 2012

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