Vie & mort de l'Excelsior

Ce texte, je l’ai débuté en 2007. J’étais loin, à l’époque, de me douter que j’écrivais sur un futur club mort... Ma passion pour le foot s’étant étiolée depuis longtemps, je ne l’ai jamais terminé.
Mais les évènements de fin 2009 et la visite, fin de l’année passée, de mon compère de foot de l’époque m’ont convaincu d’enfin l’achever. Je remercie donc Mickaël pour son aide à la rédaction du présent article.


Des débuts difficiles

Royal Excelsior Mouscron Le Royal Excelsior Mouscron a été fondé un beau jour de 1964. Il s’agit d’une fusion entre l’Association Royale Athlétique Mouscronnoise et le Royal Stade Mouscronnois. Cette fusion devait doter la ville d’un club ambitieux capable de jouer au plus haut niveau. Las, les résultats ne suivent pas et l’Excelsior ne fait guère mieux que ses prédécesseurs. Club anonyme de Division 3, il tombera jusqu’en 1ère Provinciale dans les années 70. Son seul fait d’arme marquant est un huitième de finale de la Coupe de Belgique arraché en 1964.
Mais en 1990, l’homme providentiel débarque enfin au Stade du Canonnier : Walter Elleegeert est remplacé en cours de saison par André Van Maldeghem. Ce dernier avait un certain prestige (notamment entraineur à Courtrai et Waregem en D1) et a accepté le défi lancé par le président d’alors, François Sénéchal. Faire monter la formation mouscronnoise en Division 2 dans un premier temps, et ensuite, l’y maintenir. Le club fît aussi le vœu de travailler sur le long terme en gardant son coach le plus longtemps possible. Le pari semblait improbable mais le miracle eut lieu.

Les débuts dans l’antichambre de l’élite furent néanmoins laborieux mais peu à peu, les Rouges et Blancs trouvent leurs marques et se maintinrent sans problème. D’année en année, l’Excelsior devient une valeur sûre au sein de la deuxième nationale. Le club se paie même le luxe d’éliminer le grand Standard de Liège de Robert Waseige en Coupe de Belgique, avant de tomber avec les honneurs face au FC Malinois.
En 1994, le matricule 224 termine - de manière totalement inattendue - deuxième au classement général et meilleure attaque toutes divisions nationales confondues (92 buts). Grâce à ce classement, le club se qualifie une première fois pour le tour final. Durant ce mini-tournoi, Mouscron continu sur sa lancée et est aux portes de la D1. Reste un match à disputer contre le Beerschot, déjà éliminé. Huit mille spectateurs (pour un stade de 7.000 places...) en transe n’attendent que le coup de sifflet final.
Olivier Baudry ouvre le score et déclenche une véritable folie dans les gradins. L’Excelsior est sur le point d’atteindre la Division 1. Hélas, à sept petites minutes de la fin, le beerschotman Rachin Wurie crucifie le keeper Marc Bourgeois à bout portant : 1-1, score final. Un silence de mort règne alors dans les travées du stade, les joueurs sont abattus.
L’Excelsior n’accèdera pas cette année-là au nirvana. C’est l’Eendracht Alost qui prend la place de Mouscron en D1.

Royal Excelsior Mouscron

Le slogan devrait plutôt être : "Si tu es un Mouscronnois, tant pis pour toi"...

On disait à l’époque que, finalement, cet échec ne serait que bénéfique pour le club. En effet, celui-ci n’était absolument pas prêt à accéder à la D1. Tant au niveau sportif, infrastructures ou organisationnel. N’empêche que l’engouement suscité par ce tour final donnera de bonnes idées à certains...
Durant la saison 1994-1995, Jean-Pierre Detremmerie, déjà bourgmestre de Mouscron et député, devient de plus en plus incontournable dans la vie du club. Avant, il se contentait d’être président de l’école des jeunes puis président d’honneur. Il évince Sénéchal et place un de ses hommes à la tête des Hurlus, Filip Verbeke1. Homme d’affaires originaire de Flandre Orientale, ayant entre autres repris une usine textile à Roubaix en France.
Cette même saison voit le club Hurlu terminer une nouvelle fois aux places d’honneur mais rate totalement son tour final. André Van Maldeghem étant arrivé au bout du cycle, son autorité ne faisait plus effet sur le groupe. L’entraineur-adjoint, Daniel Besengez, assure l’intérim durant ce mini-tournoi mais échoue. Les voisins d’Harelbeke se montrent plus réguliers et accèdent à l’élite nationale. Caramba, encore raté !


Division 1

Le club mûri davantage durant la saison 1995-1996 avec l’arrivée de Georges Leekens. Ce dernier restait sur une expérience amère au Sporting de Charleroi et voulait se refaire une santé morale dans un club simple mais ambitieux. Les Rouges et Blancs seront dirigés par une main de fer dans un gant de velours et les résultats ne se sont pas attendre. Moins de spectacle qu’auparavant mais une organisation sans faille.
Et, enfin, la consécration : le Royal Excelsior accède à l’élite belge pour la première fois, en triomphant, toujours lors du tour final, du Beerschot, d’Ostende et de Courtrai, trois anciens sociétaires de D1.
Sa première saison au sein de la Division 1 crée un réel élan de sympathie autour de ce petit club venu de nulle part. Les Rouges et Blancs ont même failli terminer champion au terme de la saison. Mais l’Union Belge est passé par là et débauche Georges Leekens - qui qualifiera, contre toute attente, la Belgique pour la Coupe du Monde 1998.
Suite à cet épisode malheureux, Verbeke « démissionne » et est remplacé au pied levé par Detremmerie.
Peu importe le résultat final (3ème place, avec une qualification pour la Coupe UEFA), l’Excelsior pouvait devenir une vraie machine de propagande pour le pouvoir local.
Du pain et des jeux...

Dans sept ans, l'Excelsior aura un budget d'un milliard de francs belges, disputera la Ligue des Champions et aura un stade de 15.000 places.

Jean-Pierre Detremmerie en 1997

Pour fidéliser le public et les sponsors, le club doit impérativement garder son niveau sportif. Pour cela, le club engage Hugo Broos (double champion de Belgique avec le Club Brugeois, rien que ça...) et inaugure une politique de gros salaires pour attirer les meilleurs joueurs du royaume. Mais Mouscron n’est qu’un petit club sans base financière solide, ni partenaires financiers puissants ou stables, et avec un réservoir de supporters assez limité (le réservoir, pas les supporters...). Et c’est là que se situe le problème.
Le club aura comme sponsor principal successivement :

  • Monument Hainaut (rénovation et restauration de bâtiments),
  • Cuisines Hans Verkerk (société néerlandaise qui fera faillite durant son sponsoring pour Mouscron),
  • Meubles Toff2 (magasin de meubles implanté à Dottignies),
  • La Poste,
  • retour de Toff sur les maillots.

Au niveau du stade, la tribune de 1991 est étendue sur toute la longueur du terrain, les gradins côté chemin de fer sont transformés en tribune pour le Kop et l’antique tribune de 1934 est démolie et laisse la place à une nouvelle construction pouvant accueillir 4.000 personnes. La capacité totale monte à 10.830 places. Le stade est moderne et relativement confortable (sauf pour les visiteurs !).
Mais le Canonnier est enserré dans un quartier de villas et ne pourra plus être agrandi. Pourtant, jusque dans les années 80, le stade était situé au milieu des champs. Mouscron aime bien recouvrir tout son territoire de clos résidentiels (ou de zonings industriels)3.

Jean-Pierre Detremmerie

Jean-Pierre Detremmerie

Mais pourquoi s’en faire ? Detremmerie, président-bourgmestre-député possède alors tous les pouvoirs. Il ne se gêne pas pour nommer l’échevin des Finances (le PS Jacques Fervaille) au poste de trésorier du club, ce qui facilitera pas mal de choses. De même, des dizaines d’employés communaux seront désormais exclusivement attachés au club, les factures de gaz, eau et électricité seront payées par la Ville, des joueurs seront hébergés dans des logements sociaux de la Ville... La liste des abus du club est longue.
Pour résumer, ce sont les taxes payées par les mouscronnois qui permettent au club de vivre largement au-dessus de ses moyens. Il n’est pas inutile de rappeler la situation budgétaire catastrophique de la Ville (mise sous tutelle du CRAC4 par deux fois, IPP et taxes diverses au maximum pour tenter de combler le déficit, mainmise de l’IEG5 dans la gestion communale, dilapidation du patrimoine communale, etc.)...


La fin de l'ère Hugo Broos

Après un séjour de cinq ans dans la cité des Hurlus, Hugo Broos rejoint le Sporting d’Anderlecht. Son bilan sportif est on ne peut plus positif, avec notamment une finale de la Coupe de Belgique, une nouvelle qualification pour la Coupe UEFA et une présence régulière dans le top 6 de la D1. L’Excelsior est, à ce moment-là, considéré comme une valeur sûre de la D1 et les déplacements au Canonnier ne sont jamais synonyme de partie de plaisir.
Mais ces succès sportifs laisseront une trace indélébile dans les finances des clubs. Le matricule 224 est obligé, année après année, de vendre ses plus beaux bijoux de famille afin de garder la tête hors de l’eau.

C’est à ce moment que l’Union Belge instaure le système de licence : chaque club désirant jouer en Division 1 doit apporter la preuve d’être financièrement et légalement en règle (statut juridique, montage financier, paiement des salaires, ONSS, etc.) et d’avoir des infrastructures répondant à toute une série de critères relativement sévères (capacité minimum, nombre de places assises, éclairage, sécurité, cabinet médical professionnel, parkings, accès, etc.).
On voit apparaitre dès lors les premiers cadavres dans le placard. Le contrat très lucratif de sponsoring avec La Poste n’est pas renouvelé et l’opposition politique communale (MR-Ecolo, avec en tête le libéral Philippe Bracaval) commence à divulguer les relations pas très claires entre le club et la Ville, au grand dam de la majorité PSC/CDH-PS. L’opposition est aussitôt diabolisée pour vouloir empêcher le club de magouiller en paix.

Stade du Canonnier

Le Canonnier un soir de match contre le Standard de Liège en 2007.
Contre les équipes moins renommées, l'enceinte est nettement moins remplie.
La tribune principale munie de loges et business-seats, depuis le Kop.

Autre signe qui ne trompe pas de l’instabilité du club : alors que l’Excelsior n’avait pas pour habitude de changer régulièrement de coach, depuis le départ de Broos se sont succéder entre 2002 et 2009 pas moins de onze entraineurs : Lorenzo Staelens, Georges Leekens (pour une seule saison), Philippe Saint-Jean, Geert Broeckaert, Gil Vandenbrouck, Paul Put, Ariël Jacobs, Marc Brys, Enzo Scifo, Miroslav Ðukic et Hans Galjé. Les changements de directeurs sportifs suivaient le même chemin. La stabilité n’est plus qu’un souvenir...


Le "retrait" de Detremmerie

Tout d’un coup, une dette colossale apparait (plusieurs millions d’€), la région wallonne somme la Ville de désengager les ouvriers communaux travaillant pour le club, qui a de plus en plus de difficultés à obtenir la licence. L’IEG propose alors de transformer la dette en sponsoring (ce qui a dû faire très plaisir à toutes les sociétés dans le rouge, d’un coup de baguette magique, on efface les ardoises).
Sentant le vent tourner, le député-bourgmestre commence (enfin !) à préparer sa succession. Après un simulacre de vote, un triumvirat est mis en place et est composé de :

  • Maître Edward Van Daele, ancien avocat du club,
  • Francis D'Haese, proche de Detremmerie et ancien directeur des stewards mouscronnois,
  • Roland Louf, directeur sportif ayant œuvré à Mons et La Louvière (avec des résultats plus que mitigés).
Le changement dans la continuité semblait de mise mais Van Daele ne voit pas l’avenir du club sous cet œil. Il prend le risque de ramer à contre-courant en proposant de rassembler autour du club toutes les forces vives de la région afin de le sauver de la faillite. Dans le même temps, Detremmerie, bien qu’officiellement hors du club, avait lui-aussi un plan pour « aider » l’Excelsior.
Van Daele étant vite mis sur le côté pour sa tentative de putsch, le navire Hurlu se retrouve dès lors sans commandant officiel. L’occasion sera trop belle pour le mayeur mouscronnois pour revenir à la charge et présenter son plan de relance avec ses contacts bien peu recommandables...

Stade du Canonnier

La nouvelle tribune principale (1999), sise Rue du Stade


L’aventure kazakhe, les châteaux en Espagne puis la chute

En 2006, l’homme fort de Mouscron propose alors de céder la direction de club à un groupe d’investisseurs kazakhs, emmené par le président de la fédération nationale du Kazakhstan. Le tournage du film ‘Borat’ est alors en cours et tout le petit monde mouscronnois croit à une blague du chef de file des socio-chrétiens mouscronnois. D’autant plus que personne n’est dupe : l’argent kazakh sent mauvais et une fin de non-recevoir est poliment adressée à Detremmerie.
Le club navigue dès lors en eaux troubles avant que n’apparaisse en avril 2007, tel un messie, Philippe Dufermont.
Le bonhomme s’est taillé une jolie réputation : parti de rien, il fonde le holding Dufermont et possède des affaires juteuses en Espagne et en Chine. L’homme est actif dans l’immobilier et la vente de salles de bain. Mouscronnois, honnête et riche : le cocktail semble idéal. N’étant que très peu présent à Mouscron et n’y connaissant rien en football, il délèguera à son bras droit, Benoit Roul, tous les pouvoirs. Passant du statut de président à mécène, il engloutira 9 millions d’€ dans le matricule 224. En pure perte...
Via sa société immobilière, il rachète l’immeuble Sarma à la Ville dans le centre-ville afin d’y aménager des appartements de luxe. Ce chancre pourrissait depuis près de 20 ans... Malheureusement, l’opération se révèle être une grossière magouille entre le club et la Ville. Alors que la vente porte sur un montant de 660.000 €, l’argent aboutira finalement dans les caisses de l’Excel. La Ville est une fois de plus déplumée par le club de foot.
Dès lors, les jours du matricule 224 sont comptés : Detremmerie est poussé hors de l’administration communale, Dufermont place son frère Jean-Pierre à la présidence du club et l’inéluctable arriva...

Le 30 octobre 2009, contre le Standard de Liège, la grande foule se réuni au Canonnier pour ce qui sera pour d’aucun l’ultime match des Hurlus. Le match est morne et se termine par un triste 0 – 0. Mais dans les travées du stade, la triste réalité ne fait désormais plus de doute. Telle une oraison funèbre, le Kop reste plus d’une heure à chanter alors que le reste du stade est vide et que les projecteurs se sont éteints. C’était la dernière séance. Un dernier ‘You Never Walk Alone’ résonne et...
En vérité, d’autres matches auront encore lieu mais l’encéphalogramme est plat. L’acharnement thérapeutique aura été vain. Les derniers adversaires seront le Racing Genk, le Sporting Lokeren, le SV Roulers et le FC Malines.
Les sympathisants de ce dernier club montreront d’ailleurs leur soutient aux fans hurlus qui s’étaient déplacés derrières les anciennes casernes. Il faut dire que le prestigieux club malinois avait connu la même situation que l’Excelsior. Mais le KaVé a su s’en sortir...
Lors d’un SV Roulers – Excelsior de sinistre mémoire, ce sont les jeunes pousses du matricule 224 qui se produiront sur la pelouse. Les joueurs pros ont préféré ne pas prendre de risque et ont déclinés l’invitation (quid de l’assurance en cas de blessure, salaire, etc.). On ne peut leur en tenir rigueur, bien évidemment. Le match s’est soldé par une victoire de l’Excel. Une toute dernière victoire sportive.
Le 28 décembre 2009, l’Assemblée Générale Extraordinaire du club vote la mise en liquidation volontaire, l’équipe première déclare forfait pour 3 matches de championnat et les C4 des employés sont distribués. Un forfait général est acté par l’Union Belge qui efface tous les résultats de l’Excel pour la saison 2009-2010. Le club Rouge et Blanc termine dernier avec 0 point et est radié en juin 2010. Un accord avec la fédération permet tout de même aux équipes de jeunes de terminer la saison.
Mais le matricule 224 n’est plus.

Le Kop, après le match contre le Standard en 2009
Vidéo trouvée sur Youtube

Même chose, mais sous un angle différent
Egalement visible sur Youtube


Ce que j’en pense

Difficile de prendre parti pour moi.
En effet, durant la période 1991-1998, j’ai été ce que l’on peut appeler un vrai fan.
Présent à tous les matches (tant en championnat qu’en Coupe de Belgique, sans oublier les amicaux) et effectuant la plupart des déplacements (Alost, Anderlecht, Beerschot, Beveren, Charleroi, Courtrai, Genk, Harelbeke, Ingelmunster, La Louvière, Lierse, Ostende, RWDM, Standard, Tongres, Villeneuve-d’Ascq et j’en oublie), j’étais fier de porter bien haut les couleurs de mon club et de ma ville. Enfin la Belgique savait situer Mouscron sur une carte et on ne nous appelait plus les mouscronnais (sic).
Lors de la prise de pouvoir de Detremmerie, et même si le club allait de victoire en victoire, je m’étais déjà distancé du club. Etant fondamentalement contre la politique de la Ville, je ne parvenais plus à faire la différence entre cette dernière et l’Excel. Je passais à l’époque pour être un mauvais mouscronnois... Du foot en général, je me détournais également. Seule l’équipe nationale me faisait encore quelque peu vibrer. Mais vu ses résultats, autant dire que l’enthousiasme footeux était devenu une denrée rare...
Mon écharpe resta de longues années au fond de l’armoire à tel point que j’en avais oublié son existence. Je souhaitais même voir l’Excel effectuer la culbute en D2. Mais de là à imaginer sa disparition...

Pourtant en octobre 2009, j’ai fait ce que je croyais appartenir au passé : j’ai assisté à cette fameuse rencontre contre le Standard. Une décennie d’absence au Canonnier mais aussitôt tous mes souvenirs refont surface. Nostalgie quand tu nous tiens...
Depuis la création du RMP-truc-machin, je me suis déjà rendu à quelques matches. Mais sans plus. J’y vais comme certains vont à Ikea le dimanche. Pour tuer le temps.


Renaissance ratée

Royal Mouscron-Péruwelz Si le club n’est plus que de l’histoire ancienne, les infrastructures existent encore bel et bien.
Un stade moderne et un centre de formation réputé, la Ville ne pouvait laisser son patrimoine à l’abandon. Une solution fut rapidement trouver : déménagement du club de Péruwelz (lui aussi en difficulté) à Mouscron, changement de nom de Royal Racing Club Péruwelzien en Royal Mouscron-Péruwelz et un club rejoue sur la pelouse du Canonnier.
Mais tout cela est bien artificiel. On tente d’effacer les souvenirs du passé mais rien n’y fait. Les blasons ‘Excelsior’ ornent toujours les murs du stade, les joueurs sont affublés de magnifiques maillots bleu et rouge sans signification, le public auparavant fidèle et amical n’est plus le même.

Royal Excel Mouscron Les fantômes des frères Mpenza, Broeckaert, De Vreese, Baudry, Besengez, Bourgeois, Dauwe, De Koeyer, Delbeeke, Dugardein, Dupont, Ewane, Gaziano, Huyghelier, Jestrović, Kasperek, Lemoine, Lenie, Martić, Mestdagh, Moock, Pieroni, Pierre, Raes, Thibaut, Van Durme, Vidovic, Vanderhaeghe, Vandooren, Verbeeck, Verschelde, Verspaille et autre Vlcek6 hanteront encore longtemps les travées désormais vides de ce qui fut une place inexpugnable crainte par les ténors du football belge...


Quelques clichés...

Pour finir en beauté cette évocation de l’Excelsior, quelques vues sur le stade du Canonnier.
Toutes les photos ont été réalisées par Mickaël (tant celles de 1998 que de 2007).

Stade du Canonnier

1998 - L’ancienne entrée principale, datant de la Division 3.
© Mickaël Lamoot

Stade du Canonnier

Stade du Canonnier

1998 - Le terrain d’entrainement et l’ancienne tribune.
© Mickaël Lamoot

Stade du Canonnier

Stade du Canonnier

1998 - Les gradins de 1947 (à gauche) et la tribune de 1932.
© Mickaël Lamoot

Stade du Canonnier

Stade du Canonnier

1998 - La buvette « La Pastorale », ainsi que la cage réservée aux visiteurs.
© Mickaël Lamoot

Stade du Canonnier

Stade du Canonnier

1998 - La tribune Est, juste après l’installation des sièges à la place du Kop.
© Mickaël Lamoot

Stade du Canonnier

Stade du Canonnier

1998 - Les gradins rudimentaires du Kop.
© Mickaël Lamoot

Stade du Canonnier

Stade du Canonnier

1998 - La même tribune, vue de l’autre côté du terrain.
© Mickaël Lamoot

Stade du Canonnier

Stade du Canonnier

1998 - Le charme désuet de l’ancienne tribune.
© Mickaël Lamoot

Stade du Canonnier

Stade du Canonnier

2007 - L’entrée principale, rue du Stade.
© Mickaël Lamoot

Stade du Canonnier

Stade du Canonnier

2007 - La tribune principale datant de 1999.
© Mickaël Lamoot

Stade du Canonnier

Stade du Canonnier

2007 - L’« ancienne » tribune, construite en 1991 et agrandie en 1996.
© Mickaël Lamoot

Stade du Canonnier

Stade du Canonnier

2007 - La tribune principale, vue de l’intérieur du stade.
© Mickaël Lamoot

Stade du Canonnier

Stade du Canonnier

2007 - Tribune du Kop, érigée en 1998.
© Mickaël Lamoot

Stade du Canonnier

Stade du Canonnier

2007 - L’ancien repère du Kop, dans la tribune de 1991.
© Mickaël Lamoot

Stade du Canonnier

Stade du Canonnier

2007 - La cage réservée aux visiteurs, ainsi que l’écran géant.
© Mickaël Lamoot

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octobre 2011

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Notes

  1. Étrangement, les démêlés judiciaires de Filip Verbeke n’ont jamais été rendus publics par le club alors que ce dernier est tout de même resté président pendant plusieurs années. Il a été finalement condamné par le tribunal correctionnel de Lille à trois ans de prison avec sursis et 150.000 € d'amende pour faillite frauduleuse et abus de biens sociaux. Il était en cavale en Allemagne...
  2. Le patron des meubles Toff a l'air de tellement bien s'entendre avec la Ville que celui-ci a pu construire une succursale sans permis de bâtir (rumeur de l’époque).
  3. Je reviendrai sur le bilan des années Detremmerie à Mouscron... Plus tard.
  4. Centre régional d’Aide aux communes, mission et organisation sur le site de la région wallonne.
  5. Intercommunale d'Etude et de Gestion, regroupant Mouscron, Comines-Warneton et Estaimpuis, cf. le site. Cette intercommunale est propriétaire, entre autre, d'une partie du stade et du Futurosport, le centre de formation du club. Depuis la fin de l’Excel, le stade du Canonnier n’apparait plus sur le site.
  6. Je m’en voudrais de ne pas aussi mettre au panthéon du foot mouscronnois les Ban, Bassegio, Casto, Claeys, Čustović, De Vleeschauwer, Feys, Grégoire, Seynhaeve, Tanghe, Teklak, Vandendrieesche, Vidovic, Volders ou encore les frères Żewłakow.
    Certains d’entre-eux, je ne les ai jamais vus en live. Mais ils ne peuvent être ignorés.

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