Mons

La cité du Doudou trône fièrement au centre d’une région sinistrée : le Borinage.
Le contraste est saisissant une fois que l’on franchit les anciens remparts, sur lesquels on a construits le boulevard périphérique. Fini les rangées interminables de maisons ouvrières, les vestiges de l’industrie du charbon ou la misère que l’on tente de cacher bien maladroitement. A Mons, on retrouve à chaque coin de rue de beaux et luxueux hôtels particuliers et quantité de monuments historiques.

Armes de Mons

Armes de Mons

Le nom de la ville découle naturellement de son site. D’ailleurs, en néerlandais, son nom est Bergen. Ce site exceptionnel en fera la capitale du Hainaut pendant plusieurs siècles, avec pour conséquence de nombreux sièges. Le dernier date de 19141.

Siège du commandement militaire de l’OTAN (le SHAPE, à Maisières), Mons sera Capitale Européenne de la Culture en 2015. Et pour cela, elle s’affaire à rafistoler ses vieilles pierres et à se donner un visage attirant. Comme souvent, le soi-disant art contemporain se greffera sans aucune harmonie au bâti ancien de la ville.

En dehors du centre-ville, on ne peut passer sous silence le Grand-Hornu2, les ascenseurs à bateaux du Canal du Centre ou encore les mines néolithiques de silex de Spiennes.
Si vous désirez être noyé dans la foule, la meilleure période est celle de la Ducasse qui se tient tous les ans pendant le week-end de la Trinité.

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Bienvenue à Mons. Perchée sur sa colline, la ville domine le Borinage.

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Depuis les escaliers de la collégiale Sainte-Waudru, la chapelle des Ursulines (XVIIIe siècle). Son architecte, Claude-Joseph de Bettignies œuvrera beaucoup dans sa ville natale.

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Tout en simplicité, le portail de la collégiale contraste avec l’exubérance dont pouvait faire preuve le gothique.

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Une des portes du porche, estampillée 1576.

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Fruit d’une collaboration entre montois et louvanistes, la construction s’étalera de 1450 à 1691.

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La longueur des travaux n’affectera cependant pas son harmonie, les plans d’origine n’étant pas modifiés.

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De la tour de 187 mètres de haut, il ne nous parviendra que cette base tronquée.

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L’inachèvement de la tour donnera naissance à un dicton local signifiant que quelque’chose met du temps à se réaliser : « C'est la tour de Sainte-Waudru, on n'en verra pas le bout ! ».

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Elle reste pourtant l’une des plus belles églises de Belgique.

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Une des nombreuses fontaines publiques parsemant le centre.

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La sobriété extérieure se retrouve dans le vaisseau.

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Sainte-Waudru a eu la chance de conserver la majeure partie des ses œuvres d’art.

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Les voûtes ont la particularité d’être en brique, ce qui donne un beau contraste avec la pierre des murailles.

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L'exaltation de Saint Jean de Croix, de Joachim de Soignies (1758).

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Le Car d’Or, char de procession de 1779. Il sort chaque année pour la célèbre Ducasse de Mons.

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Il est temps de quitter Sainte-Waudru.

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Le beffroi domine la ville de ses 87 mètres de hauteur. Œuvre de Ledoux, il est le seul beffroi baroque de Belgique.

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La maison espagnole (XVIe siècle), au pied de l’ancien château comtal.

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Construit entre 1662 et 1669, il remplace l’ancienne tour d’horloge du château des Comtes de Hainaut, tombée de vieillesse.

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La chapelle Saint-Calixte est le plus ancien monument de la ville (XIe siècle). C’est le dernier vestige de l’ancienne forteresse.

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La rampe d’accès au square du château, malheureusement fermée. A la base de la rampe, une horreur moderniste abritant l’office du tourisme.

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Une des nombreuses rues tortueuses du centre.

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La rampe de la collégiale. A la Ducasse, si le Car d’Or ne parvient pas en haut d’une seule traite, un malheur s’abattra sur la ville.

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Le beffroi se voit de partout. Victor Hugo le trouvait affreux, et le comparait volontiers à une énorme cafetière.

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Rue des Clercs, vers la Grand’Place.

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La Grand’Place, ancienne Place d’Armes.

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Rue de la Chaussée, principale artère commerçante de la ville.

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L’immeuble du « Blan Levrie » (1530), admirablement restauré en 1975. Les maisons en pierre sont devenues progressivement obligatoires pour éviter les incendies.

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L’Hôtel de Ville. Inachevé au XIVe siècle, il aurait dû comporter un étage de plus. Son architecte, Mathieu de Layens, a aussi construit l’Hôtel de Ville de Louvain.

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Le campanile renaissance sera construit au XVIIIe siècle et abrite une cloche du XIIIe siècle.

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C’est au pied de l’Hôtel de Ville que, chaque année depuis le XIIIe siècle, Saint-Georges terrasse le dragon. La Ducasse est classée patrimoine mondial de l’UNESCO.

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L’ancienne chapelle Saint-Georges, aujourd’hui intégrée à l’Hôtel de Ville.

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Le pignon de la maison la Toison d’Or, également partie intégrante de la maison communale.

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A proximité de la Grand’Place, le campanile de Sainte-Elisabeth.

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Le célébrissime Doudou de Mons, statuette de fer forgé à l’origine inconnue. Lui caresser le crâne apporterait la chance.

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La serrure de la grande porte de l’Hôtel de Ville. Il ne s’agit que d’une copie, l’originale étant en lieu sûr, à l’intérieur.

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Clef de voûte sous le portail de l’Hôtel de Ville.

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L’ancienne chapelle Saint-Georges.

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Façade arrière de l’Hôtel de Ville.

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Le Jardin du Maïeur, petit espace complètement clos, offre un havre de paix au cœur de la ville. Il est ceinturé par les différents bâtiments de la maison communale.

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Une des extrémités de la Grand’Place, vers la Rue de Nimy.

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Le Théâtre Royal, de 1843.

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L’Hôtel de Ville, dans son ensemble.

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L’ancien Hôtel de la Couronne.

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La Rue des Clercs.

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Un quartier moderne a été construit à l’intérieur d’un îlot, juste derrière la Grand’Place. Cette pratique se retrouve également à Courtrai et à Mouscron.

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L’austère Palais de Justice, rue de Nimy.

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La façade de l’église Sainte-Elisabeth, face au Palais de Justice.

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L’église gothique de 1588 sera grandement ravagée par un incendie en 1714.

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De l’église gothique, il ne reste que les bas-côtés, le reste étant reconstruit en style baroque.

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L’incendie fut provoqué par une fusée symbolisant la colombe divine durant une fête célébrant l’Annonciation. Ambiance assurée !

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L’édifice en entier (tant l’extérieur qu’à l’intérieur) est dans un état pitoyable.

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Cette église offre un curieux mélange de gothique et de baroque, fruit de la reconstruction après l’incendie de 1714.

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Un bas-côté gothique.

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La nef centrale baroque.

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Les chapelles latérales.

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Les grandes orgues.

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L’état de la voûte au-dessus des orgues.

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Le maitre-autel.

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L’état alarmant (et dangereux) des boiseries.

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Je m’étais renseigné auprès du vicaire pour une visite du campanile. J’attends encore sa réponse...

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La façade de Claude-Joseph de Bettignies (XVIIe siècle) est marquée par deux tenants d'armoiries : le Chevalier Triton et la Sirène.

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L’église Saint-Nicolas-en-Havré. Si l’extérieur est quelque peu repoussant, l’intérieur est, paraît-il, grandiose. Je n’en verrai rien.

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Seule cette petite fenêtre est visible depuis la rue, la façade subissant un ravalement plus que bienvenu.

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Ruelle couverte menant à la place Roger de Looze.

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La rue d’Havré conduit de la Grand’Place jusqu’à une ancienne porte de la ville, aujourd’hui occupée par la Place de Flandre.

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Sur ladite place, la statue équestre de Baudouin de Constantinople, unificateur des comtés de Hainaut et de Flandre au XIIIe siècle.

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L’église Saint-Nicolas-en-Havré connaitra le même sort que Saint-Elisabeth : construite en gothique au XVe siècle, détruite par le feu au XVIIe et reconstruite en style baroque.

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Le siège du gouvernement provincial du Hainaut.

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Retour à Sainte-Elisabeth. Le noyau urbain étant assez restreint, on en a vite fait le tour.

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Anno 1618.

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Vestige de l’édifice gothique.

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Statue du roi Léopold II.

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La poste centrale, en style néo-gothique.

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Une autre fontaine publique.

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Place du Parc. En forme de pentagone, elle avait jadis une vocation militaire.

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Chapelle du Couvent des Filles de Sainte-Marie, place du Parc. Elle date de 1717 et a été bombardée en 1940. Une fidèle reconstruction suivra. Elle attend aujourd’hui une nouvelle occupation.

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Le couvent attenant servira, entre-autre, de prion, de commissariat de police et d’entrepôts pour les archives de l’Etat.

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Arrière du couvent, rue du Rossignol. Bel exemple du style classique du XVIIIe siècle.

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Université de Mons, place Waroqué.

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Le boulevard périphérique, sur les anciennes fortifications rasées au XIXe siècle.

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Au loin, les terrils du Borinage. Un autre monde, assurément.

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Sur le boulevard Charles-Quint, vers la gare.

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La gare, depuis l’ancien tri postal récemment démoli.

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La chapelle des Ursulines, depuis l’extérieur de la ville. La boucle est bouclée.

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Statue de Léopold Ier, face à la gare.

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La gare de Mons, reconstruite entre 1947 et 1952 et imaginée par René Panis. Elle sera prochainement remplacée par une nouvelle horreur de Calatrava.

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Il est temps de rentrer.

1

février 2009

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Notes

  1. La Bataille de Mons (23 août 1914) donnera naissance à une légende encore vivace dans le monde anglo-saxon : les Anges de Mons.
  2. Site présenté ici.