Charbonnage du Hasard

La Belgique a compté d'innombrables carreaux de mine. De nos jours, il n'en reste qu'une poignée. Et encore, les rares survivants ont souvent vu disparaitre leurs éléments distinctifs (comme les chevalements) ou tout simplement leur âme en étant restaurés d'une manière un peu trop efficace.
Ici, rien de tout cela. On visite ainsi une exploitation minière dans son jus. Même si le lieu a été outrageusement vandalisé par le temps et les p'tits cons, on peut presque revivre le quotidien des mineurs tant les vestiges sont nombreux. Et presque miraculeusement présents vu l'état de décrépitude des lieux.

L'exploitation réelle démarre 1907. Avant cela, l'extraction d'anthracite (un minerai très proche du charbon) avait débuté dès le XVIe siècle et une machine à vapeur est installée en 1827. Malheureusement, les galeries sont régulièrement inondées et un accident sera fatal à plusieurs mineurs en 1877. L'extraction cesse immédiatement et le site est abandonné.
Des sondages sont pourtant effectués au début du XXe siècle et de nouvelles veines d'anthracite sont détectées à une très grande profondeur.
Malgré l'exigüité du site (coincé entre le fleuve et une colline), une tour d'extraction est bâtie en 1907 (puits n°1). Révolutionnaire à l'époque, elle est haute de 30 mètres et est équipée de deux moteurs pour les mouvements des cages. Elle servira jusqu'en 1954 et sera ensuite convertie en puits d'aérage.

Un deuxième puits (n°2) est creusé en 1927. Rapidement devenu inexploitable, il sera remplacé entre 1938 et 1947 au même endroit par le puits n°3, plus profond et surmonté par une grande tour en béton. Son exploitation ne commencera qu'en 1953.
Enfin, un quatrième puits (Puits Belle Fleur, n°4) est creusé en haut de la falaise et ne sert qu'à remonter les stériles (résidus d'extraction avec une teneur en charbon très faible, voire nulle).
A côté des puits d'extraction, un triage-lavoir, un port fluvial et un faisceau ferroviaire sont construits en 1920 de l'autre côté de la rue (tous deux démolis). Enfin, une cité ouvrière sera élevée à proximité en 1930.
A son apogée, la société du Hasard employait 1500 ouvriers. A la fermeture du site en 1977, il n'en restait plus que 600.

La particularité du Hasard, c'est l'attention qu'a été donné au « confort » des mineurs et à l'esthétisme des bâtiments (du moins, pour ceux de 1907). Ainsi, tous les mineurs possédaient leur propre casier et les vestiaires et douches avaient construites en grand nombre. Quant aux bâtiments, ils ressemblent plus à un château néo-gothique qu'à une exploitation minière.
La tour du puits n°1 est classée depuis 1980 mais la menace d'une démolition du puits n°3 et des autres installations non classées existe toujours.

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Le carreau de mine est un véritable dédale.

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Si l’on fait abstraction des ces tags de merde, le lieu reste très beau.

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En bas du puits n°1.

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En haut du puits n°1.
L’un des deux énorme moteur d’extraction.

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La descente sera une partie de plaisir...

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Au fond, le puits n°3 de 1947.

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Des escaliers, en veux-tu, en voilà !

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Les casiers des mineurs.

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Autre vestiaire, situé tout en haut du bâtiment néo-gothique.

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Parfois, des éléments de la tour s’écrasent dans les vestiaires...

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Salle du coffre-fort.

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Salle des guichets, là où étaient payés les mineurs.

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A chaque clou était accroché le badge des mineurs.

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La passerelle conduisant autrefois au triage-lavoir, au port fluvial et au faisceau ferroviaire.

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Bâtiment de la machine d’extraction du puits n°3.

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Pupitre de commande défoncé.

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Si le moteur du puits n°1 était déjà imposant, que dire de celui du n°3.
Il a malheureusement été ferraillé.

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Restes d’une plaque tournante pour berline.

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Les nombreuses archives.

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Fiche de salaire de 1952.

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Journal de 1977.

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Registre de 1968.

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Résumé journalier de 1924.

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Fiche de pointage.

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Registre de 1975.

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Bye bye...

13

juillet 2013

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